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lundi 21 juillet 2008

Pannes d'érection et éjaculation précoce (2ème partie)

Dans un précédent article sur ce blog (pannes d'érection et éjaculation précoce 1ère partie), j’avais parlé des problèmes de pannes d’érection et d’éjaculation précoce. On avait vu que dans les deux cas, c'est toujours pour la même raison: on "veut" quelque chose et on voit la relation sexuelle comme une sorte d'épreuve dont il faudrait sortir le héros... On a vu que tout tient dans un seul mot: "relaxation", car effectivement quand le système sympathique se met en marche (ce qui est le cas quand on doit passer une épreuve dans la vie courante, quand on doit agir vite, etc..) cela inhibe totalement toute érection... Et dans ce cas, on peut faire tout ce qu'on veut, rien n'y fera, on ne bandera pas.. d'autant plus qu'à ce moment il y a le mental qui se met en marche et qui ne fait qu'empirer les choses, en créant une spirale infernale d’inhibition... En gros, plus le temps passe moins on se sent bien. Dans ce cas, même avec la plus belle et la plus sensuelle femme du monde, il y a un moment où l'on voudrait être ailleurs.. Autant dire qu'on est mal..

Alors comment sortir de cette spirale infernale? Globalement, il faut sortir de l'épreuve et du mental. Pour cela il s'agit d'abord de sortir du "il faudrait absolument que je bande!" qui enferme et donc sortir de l'obligation de résultat qu'on s'est donné. Cela conduit à changer totalement de décors et d'atmosphère.. Arrêter de vouloir "faire l'amour", entrez dans un autre espace d'intimité. Quand on a des difficultés cela commence souvent lorsqu’on commence à s’embrasser sur un lit par exemple. Parfois cela peut être merveilleux, mais parfois cela déclenche le réflexe mental du “il va falloir que j’assure” ce qui démarre la spirale infernale. A ce moment là on commence à être pétrifié, on n’ose pas changer de disque, on continue sur la même lancée et surtout on commet l’erreur fondamentale: croire que plus de stimulus permettra de sortir de la spirale! C’est une grave erreur, car, si l’augmentation de stimuli (baisers, caresses précises, etc..) peut être pratiquée quand les deux sont déjà très excités, elle ne fait que faire empirer la situation si l’on est inhibé. Parce qu’en essayant d’obtenir un effet en “forçant”, on augmente l’activation du système sympathique ce qui a pour résultat d’inhiber encore plus l’érection (et parallèlement trop d’excitation fera venir une éjaculation précoce). Au contraire, pour faire revenir l’érection, il faut diminuer les stimuli: faire des baisers plus doux, des caresses plus subtiles, retrouver le contact avec l’autre..

Pour ce faire, il y a une technique miracle à pratiquer sans aucune limitation: le massage sensuel.. En effet le massage sensuel a toutes les vertus: il crée un espace d’intimité, il permet les caresses subtiles, il ne crée pas le phénomène d’épreuve et il détend le corps en activant le parasympathique (le système, inverse du sympathique, qui crée la détente).

Développons un peu..

1) Le massage permet d'entrer en relation avec sa partenaire de manière sensuelle sans obligation de résultat.. En gros si vous ne bandez pas c'est normal car quand on masse on bande parfois et parfois non... Cela crée un espace d'intimité propice à la rencontre.. En plus les femmes adorent le massage car cela leur permet d'avoir du temps pour s'ouvrir à leur sensualité qui se situe sur tout le corps.. C'est un peu comme si la femme avait plus de capteurs sensoriels sur tout le corps que l'homme..

2) Il fait sortir du mental quand on donne le massage si l'on met son attention dans ses doigts, si on laisse ses doigts jouer avec le corps de sa partenaire, si on les laisse aller là où ils ont envie d'aller (et pas là où l'on croit qu'il faut masser!!). Laisser faire le corps, en se détendant, et en prenant plaisir à sentir le corps de sa partenaire.. N'hésitez pas à masser avec les avant-bras, votre buste et même votre sexe que vous pouvez utiliser comme un "pinceau d'artiste". S'il est mou, il est très doux pour les massages, s'il est dur il devient comme une sorte de "sex toy" que vous pouvez utiliser pour masser le dos, les fesses, le ventre, les seins, etc.. comme si c'était une autre membre (pour une fois il mérite bien son nom..)
N'oubliez pas de passer sur son sexe mais sans trop vous arrêter, sans chercher trop à l'exciter.. Les femmes raffolent. Cela les fait monter très rapidement... Caressez doucement l'intérieur des cuisses en remontant vers le sexe mais sans le toucher et redescendez avec une pression plus appuyée sur l'extérieur des cuisses.. Vous verrez le sexe de votre partenaire s'ouvrir comme des pétales de rose.. Effet garanti.. C'est elle ensuite qui voudra que vous touchiez plus directement son sexe..

Quelques conseils:
a) Avant le massage créer un espace d'intimité.. Mettez des bougies, une musique douce et massez vous uniquement à la lueur des bougies. La lumière des bougies est particulièrement belle et donne juste assez de lumière pour que le lien soit fort.

a) lorsque vous recevrez le massage, détendez vous, laissez faire votre partenaire, dites lui ce que vous aimez.. En général les grands mouvements qui passent sur l'ensemble du corps et qui relient l'ensemble du corps au sexe sont très bons et permettent à la fois de détendre l'ensemble et d'exciter un peu le sexe mais pas trop.. Cela permet un démarrage d'érection assez facile (puisqu'on n'a pas besoin de prouver qu'on bande) et cela évite les éjaculations précoces si votre partenaire diffuse bien l'énergie sexuelle de votre sexe vers l'ensemble du corps.. Demandez lui de vous masser avec ses seins, avec ses fesses. Raaahhh, lovely... c'est trop bon.. Cela crée une réelle intimité et produit naturellement

c) échangez des petits mots pendant le massage, pour rester en contact et diminuer le fonctionnement du mental en solitaire. Quand on reste silencieux trop longtemps, le mental part en roue libre. Si au contraire on parle un peu on évite de partir “dans le mental” et on reste présent à sa partenaire. N'hésitez pas à dire ce que vous ressentez, même les peurs, à votre partenaire et demandez lui de faire de même, comme si c'était un jeu. Parce que si vous vous sentez mal à l'aise, il y a des chances qu'elle se sente mal aussi! Et dites des choses simples sur votre ressenti: "je sens la chaleur de tes mains et c'est bon", ou "que ta peau est fine" ou "je suis un peu tendu, j'ai besoin de douceur".. Emettez des gémissements de plaisir si vous aimez, et n'hésitez pas dire ce que vous aimez. Utilisez toujours des phrases positives et renforcez les gestes que vous aimez.. Evitez les phrases négatives (sauf si vous avez mal) car cela peut mettre l'autre mal à l'aise. Par exemple, dites "j'aime bien les caresses douces" plutôt que "tu me caresses trop fort"..

d) Ne vous donnez aucune obligation de résultat autre que le massage, mais si le massage dérive vers autre chose (cunnilingus, fellation, pénétration), laissez advenir ce qui vient.. Sachez que la femme est encore plus sensible que vous à l’atmosphère et au ressenti, et elle sent votre énergie. Si vous êtes coincé, elle sera mal elle aussi. En fait, on peut le voir comme une sorte d’entrée en résonance entre vous. Si vous vous lâchez, et si vous êtes présent à votre partenaire, vos deux ressentis vont décoller en quelques secondes. Si vous êtes dans le mental et que vous vous dites “putain, faut que j’assure” (faut que je bande ou faut que je n’éjacule pas trop vite) vous obtiendrez exactement l’effet que vous voulez éviter (c’est paradoxal mais c’est comme ça). Donc, soyez bien dans votre énergie de mec tout en étant en relation avec votre partenaire. Ne cherchez pas à bien faire, mais mettez vous à l'écoute de votre corps et du sien. Les corps savent mieux que votre mental.
Je reviens dessus, mais c’est important: le problème essentiel réside dans le mental qui part en roue libre et notamment dans les jugements que vous avez sur vous. Le “punaise, je suis nul de ne pas arriver à bander” c’est comme si vous vous mettiez un coup de couteau dans les parties. Autre erreur, la projection: croire que l’autre pense à quelque chose de négatif sur vous “elle va me trouver trop nul si j’assure pas, elle va me quitter, etc..”. En fait, sachez qu’il y a de bonnes chances pour que votre partenaire pense “je suis nulle je n’arrive pas à le faire bander”, c’est à dire qu’elle aussi se juge négativement et se culpabilise. Evidemment, tous ces jugements ne font que faire empirer la situation...

Acceptez tout ce qui est là, sans juger.. Votre corps sait naturellement faire l'amour, mais on le rigidifie par nos croyances sur ce qu'on pense qu'on doit faire, et c'est le mental qui nous met dans la situation de l'épreuve, qui nous empêche de bander et qui vous gratifiera d'une éjaculation précoce.. Si nous nous connectons bien à notre corps (ce qui est en fait le vrai travail de tout timide: sortir du mental et se connecter au corps), à nos sensations corporelles, à notre toucher, à nos lèvres, etc.. c’est la nature qui fait tout et cela devient magique...

J’espère que cet article vous a plus. N’hésitez pas à commenter et à poser des questions. Sachez que pratiquement tous les hommes ont eu un jour ou l’autre des problèmes de ce genre et quand ça nous tombe dessus on se sent bien démuni, car la nature nous a gratifié d’un organe qu’on ne contrôle pas...

Jako

jeudi 12 juin 2008

Orgasme et éjaculation

Voilà un dialogue que j’ai eu avec l’un des lecteurs de L’amant tantrique.. Je le recopie ici, car je le trouve très intéressant...

Après avoir lu votre livre "L'amant tantrique", j'aimerais entendre votre expérience sur l'orgasme sans éjaculation : par une forte contraction des muscles du périnée, vous 'bloquez'  l'éjaculation. Mais ressentez-vous toutefois les pulsations de la prostate ?
Je ne suis pas un grand spécialiste d'orgasme de la prostate, laquelle ne doit pas être très sensible chez moi :-/. C'est pour cela que je n'en parle pas.. J'ai déjà pratiqué pas mal de choses autour de la prostate, mais pour moi c'est juste "bien", rien d'extraordinaire.. Je connais donc bien la théorie, mais je m’en tiens à la règle fondamentale “ne parle que de ce dont tu as fais l’expérience”... On risque moins de dire des bêtises...

En revanche, je connais bien le phénomène de rétention d’éjaculation... La rétention par contraction des muscles du périnée est la "dernière chance", quand ça va déborder... Mais d'autres techniques sont possibles avant: relâchement des muscles du bassin, diffusion de la tension sexuelle et de l'excitation dans tout le corps par relaxation et respiration lente..
Plus on s'améliore dans la rétention d'éjaculation, plus on peut "flirter" avec le point de non-retour et arriver juste en haut de l'orgasme sans éjaculation et sans rien bloquer.. C'est là que toutes les pulsations, vibrations, langues de feu d'énergie et autres phénomènes et sensations orgastiques sont les plus fortes...

il semble qu'il soit possible - d'après le Dr Keesling (Faire l'amour toute la nuit) - de ressentir un orgasme complet en contractant les muscles du périnée à un moment précis, avant le point de non-retour. Ce qui offre les sensations de l'orgasme sans la période réfractaire.
Je ne connais pas bien le livre de Keesling, mais il semble que ce soit a priori la même chose que ce dont je parle dans mon livre: on ressent effectivement un orgasme complet.. Il est même d'ailleurs, avec un peu de pratique, plus intense, car plus long, que lorqu’il y a éjaculation... On s'aperçoit de ce fait qu'orgasme et éjaculation sont bien disjoints.. L'éjaculation n'est plus alors qu'une sensation de pompe (pas spécialement agréable) suivie très rapidement de la sensation de douleur de la période réfractaire. Ce qu'il n'y a pas dans le cas d'une rétention d'éjaculation. Une fois qu’on devient habile dans les techniques de rétention, l’orgasme “standard” devient vraiment un peu plat, et on se dit “Tout ce tintamarre pour ça???”
Par rapport au titre du livre de Keesling, le but du tantra n'est pas de faire l'amour toute la nuit, mais d'accéder, au travers (entre autre, mais pas uniquement) du sexe, à un état de plénitude, qu'il y ait d'ailleurs orgasme ou non... Je crois que c'est d'ailleurs là dessus que j'appuierai si j'écris une suite à l'amant tantrique...
En particulier le moment APRES l'orgasme devient absolument merveilleux.. Cela peut provoquer des états de méditation et d'élévation spirituelle fantastique, comme si l’on était "shooté" à une drogue spirituelle, et cela induit un état de "reliance" avec le monde qui ressort de ce qu'on appelle "l'amour inconditionnel".. C'est entre autre cela qu'on appelle "l'extase"..
On peut ainsi écrire :

Orgasme du corps avec rétention + techniques respiratoires + relaxation = orgasme tantrique,


l’orgasme tantrique étant de fait nettement plus puissant que l'orgasme ordinaire (qui en plus "pompe l'énergie").

Est-ce cette 'méthode' que vous pratiquez ou une approche radicalement différente : une rétention séminale et orgasmique pour qu'un  phénomène d'extase puisse se mettre en place ?
Comme je vous le dit, j’ai connu l’approche de Keesling après avoir écrit mon livre. En fait d'après ce que je comprend, la technique du Dr Keesling est seulement l'une des techniques possibles, et je l'emploie aussi (ou plutôt je l’ai beaucoup employé, et elle ne me sert maintenant qu’en cas d’urgence ^_^).. C'est la plus basique et d'ailleurs c'est la première que l'on m'a appris dans le tantra.. Elle consiste effectivement à contracter les muscles PC “à mort” et à crier (en fait pour libérer les muscles de l’anus tout en contractant les muscles PC, et comme je l’ai écrit dans mon livre, il n’est pas nécessaire de crier). Mais en fait si on l’applique à la lettre, elle ne donne souvent accès qu’aux aspects les plus élémentaires de l’orgasme, sans entrer réellement dans le domaine de l’extase. Je vous conseille donc de commencer par celle là, mais ensuite de dépasser cette technique pour vous ouvrir à quelque chose de plus extatique.
Avec des techniques du type de celle présentée par le Dr. Keesling, l'orgasme reste essentiellement dans le sexe.. Après un certain temps de pratique, vous vous ouvrirez à des dimensions de diffusion de l'orgasme dans tout le corps qui passent pas la respiration et la relaxation. Ces techniques provoquent des orgasmes moins focalisées dans le sexe mais plus globaux et plus puissants.. Il ne s'agit pas à proprement parler de "contrôle", mais plutôt de relaxation dans l'excitation et de diffusion de l'excitation dans tout le corps, ce qui permet de faire monter l'orgasme dans tout le corps (et notamment le crâne qui est la zone extatique par excellence: c'est comme si votre tête baignait dans la jouissance absolue...)

Vous vous ouvrirez aussi à la pratique du "surf sur la vague de feu (ou vague de l’orgasme)" qui consiste à rester longtemps dans un état extrêmement voisin de l'orgasme (en fait l'état de "juste avant l'orgasme" qui est profondément puissant et merveilleux.. C'est là qu'apparaissent d'autres expériences telles que les montées d'énergie dans le dos ou langues de feu, etc..).. Mais avant toute chose, il faut apprendre à bien connaître son propre système orgasmique pour bien différencier le point d'orgasme du point d'éjaculation.. La découverte de cette différence est fondamentale...
Il me semble avoir présenté non seulement la technique initiale, mais aussi les autres techniques dans mon livre et dans ces réponses.. Mais je me rend compte qu'il y a encore beaucoup à dire sur le sujet et que cela n'est pas assez bien développé dans mon bouquin... Il en faudrait un second .
Donc, pour simplifier, je défend comme pratique à la fois la rétention de Keesling + les techniques extatiques de relaxation, ouverture et diffusion.

Pour en savoir plus sur l'extase, j'ai écrit un petit article sur http://www.intimefeminin.com/L-extase-du-corps 
Je le posterai sur ce blog dans quelque temps... Mais pour l’instant il faut aller sur Intimefeminin...

un point de votre livre - sur ce sujet - m'est confus : cette rétention, est-elle une lutte difficile qui nécessite de tout contracter en hurlant ;) ou bien un relachement extrême, bref, l'exact opposé ?
En fait, comme je l'explique dans mon livre (en tout cas, il me semble l'avoir fait), il y a deux techniques différentes:
1) Quand on est au bord du débordement, ou qu'on "surf" sur la vague de l'extase et qu'on sent qu'on est un peu loin, alors il faut tout contracter en inspirant lentement (Keesling + l’inspiration)... Je ne préconise pas d'hurler, ce n'est pas nécessaire, et en plus cela peut indisposer la partenaire et les voisins .
2) technique du relâchement extrême dans l'excitation: permet de développer les bouffées extatiques et les orgasmes que certains appellent "énergétiques" et qui ont lieu dans le crâne et dans tout le corps... C’est vraiment là la technique la plus tantrique, car elle nous met sur la voie du spirituel (union avec le Cosmos notamment).

Et finalement, lors d'un orgasme sans éjaculation, la sensation de pompe est-elle toujours présente ?
Non, il n'y a plus de pompe!! C'est d'ailleurs un signe: s'il y a pompe et après une sensation douloureuse sur le gland si on continue à le frotter, c'est qu'on est allé trop loin. Sinon, s'il y a orgasme sans éjaculation, il n'y a pas la sensation de pompe, et pas de douleur après.. Par contre, il y a un sentiment de contentement (on peut s'arrêter ou continuer) et une légère détumescence.. Cela dépend après, avec un peu d'habitude, du moment où l'on s'est arrêté.. Un peu avant, il y a encore un désir fou, et un tout petit peu après, on est rassasié (tout en pouvant continuer tout de même, mais ce n'est pas l'enjeu non plus...)

Ce parcours vers l'extase, est-il le fruit d'une progression graduelle ou soumis à une brusque compréhension ?
Pour moi, cela a été (et est encore, car cela ne finit pas de progresser) graduel... avec des "peak experience", des expériences très fortes et ponctuelles... Après on revient là où en était.. Mais peu à peu, on revient de manière plus continue à l'état que l'on a connu avec ces expériences..
C'est ce que je vois aussi avec mes amis tantrika, c'est graduel.. Et en même temps, cela va assez vite.. En un an de stages de tantra (cela fait environ trois semaines de stages en tout), il y a déjà vraiment une grosse différence, surtout si l'on pratique entre les stages...
Donc, n’hésitez pas à me poser des questions sur tout ce qui concerne la sexualité et la spiritualité, en particulier dans le domaine tantrique, j’adore répondre aux questions... Mon adresse: jacques.ferber@free.fr

jeudi 29 mai 2008

La relation tantrique #1: les freins


Qu’est ce qu’une relation tantrique entre homme et femme? Qu’est ce qui la distingue d’une relation plus “classique”?

Comme toujours pour les notions avancées, le langage ordinaire n’est pas très précis, et les définitions ne sont pas essentielles car le tantra n’est pas une science, mais un chemin de vie. En gros, il faut le vivre, en faire l’expérience.. Néanmoins, essayons.. Je pourrais dire que la relation tantrique est une relation de contact intime profond, prenant en compte les dimensions physiques, émotionnelles et spirituelles et qui n’est pas fondée sur des manques ou des peurs. Une fois qu’on a dit cela on n’a rien dit, car chacun pense qu’il entretient des relations tantriques avec ses proches et les personnes qu’il ou elle aime, jusqu’à ce qu’on se rende compte de l’importance, des peurs, des manques et des projections dans notre vie.


En fait, la plupart des relations amoureuses sont mues par nos peurs, nos manques.. Nous vivons ainsi l’autre comme celui ou celle qui peut nous apporter le bonheur: “si je fais l’amour avec elle, alors je serais vraiment un mec”, “s’il tombe amoureux de moi alors je serais folle de joie”. Effectivement, pendant un temps, parfois très bref (quelques jours, quelques heures, voire simplement quelques minutes), on vit un bonheur très intense lié à la réalisation de ses désirs, ou plus exactement de ses envies (je reviendrai sur les termes désirs et envie).


Souvent, lorsqu’on dit que l’on cherche l’amour ou à entrer dans une relation avec quelqu’un d’autre, on cherche tout simplement à être aimés, à être désirés, à être l’objet du désir de l’autre pour parler comme les psychanalystes, c’est-à-dire à être sous le regard d’amour de l’autre, pour reconduire cette forme d’amour que nous avons connus lorsque nous étions enfants. S’il (elle) nous aime, alors c’est que nous valons quelque chose. Nous avons peur de nous voir, peur d’entrer en nous et donc nous désirons être rassurés dans notre identité, et surtout d’éviter de voir les béances qui nous habitent..


Les peurs sont légions et sont certainement les moteurs les plus importants de notre psychisme. Mais parmi l’ensemble de ces peurs, certaines reviennent plus souvent que d’autres et sont plus souvent liées à un genre (homme/femme) qu’à un autre.


Les femmes portent en elle une peur ancestrale du viol et de l’abus sexuel sous toutes ses formes. Certaines femmes l’ont vécues personnellement, et il est donc compréhensible que ce traumatisme gênent leur rapport avec les hommes. Mais mêmes celles qui n’ont vécues de telles situations sont soumises à ces peurs car elles transpirent l’humanité et les abus et les violences subies par les femmes depuis des millénaires se sont transmises de génération en génération. Ces peurs ont donc eu leur raison d’être, et souvent les comportements associés aux peurs permettent d’éviter le danger. Mais souvent le danger n’existe plus et les peurs demeurent. De ce fait certaines femmes développent une sorte d’armure et de carapace qui les empêchent d’entrer en contact avec les hommes de manière directe et simple.


Autre peur très courante chez les femmes comme chez les hommes, la peur d’abandon. Nous vivons encore comme lorsque tout petit nous étions si faible et fragile que nous avions besoin des adultes et plus particulièrement de nos parents, pour nous protéger. Peut être que, enfant, nous n’avons pas eu un environnement très sécure, peut être que nos parents n’ont pas eu un comportement très rassurant à notre égard alors que nous étions encore des bébés, peut être aussi que la culture familiale a conduit à retransmettre cette peur sur plusieurs générations. Quoi qu’il en soit, se retrouver seul, et le vivre comme un abondon, est l’une des angoisses les plus puissantes qui nous amènent à rechercher coûte que coûte un partenaire. Ici encore la relation vient combler un manque, vient atténuer nos peurs, éventuellement réparer une blessure.


Pour ces deux raisons, peur de l’agression et peur de l’abandon, nombre de femmes disent qu’elles cherchent des hommes “sérieux”, ce qui signifie pour elles, ce qui revient souvent à “des hommes qui s’engagent dans une relation”, des hommes dont elles puissent être sûres, à la fois protecteur, tendre et qui ne regardent pas les autres femmes. En d’autres termes, ces peurs engendrent un désir de sécurité, et l’homme devient celui qui rassure, qui protège. Au lieu que ce soit la femme elle-même qui prenne en charge, pour elle-même, ce besoin légitime de sécurité, en dépassant ces peurs et en prenant confiance dans ses propres possibilités de protections, elle projette sur l’homme ce besoin. Ce dernier devient alors le porteur d’une mission: “protéger la femme”, protection dont il s’acquitte d’ailleurs souvent assez bien car cela entre dans l’une des facettes du masculin. Mais si cette demande devient trop forte, il ne peut plus s’en acquitter, ce qui met la femme en colère contre les hommes qui “ne sont pas sérieux” qui ne “veulent pas s’engager”.. Allez sur Meetic ou sur n’importe quel site de rencontre et regardez les fiches de présentation des femmes. Près de la moitié recherchent de tels hommes. De ce fait, lorsque l’un de ces hommes regardent une autre femme, ils sont immédiatement jugés pour leur faiblesse d’engagement et pour leur “côté immature” (le “côté immature”, c’est aussi l’une des grandes critiques que les femmes font aux hommes, parfois à juste titre, mais souvent pour masquer leurs propres difficultés), alors que cela correspond en fait pour la femme à une peur: peur d’être quittée, d’être abandonnée, de ne plus être protégée..


Chez l’homme les peurs sont différentes. Elles portent moins sur un besoin de protection que sur un besoin de valorisation. L’homme a peur de “ne pas être à la hauteur”. Il porte cela depuis sa petite enfance, car le masculin tend toujours à se comparer, à entrer en compétition sur n’importe quel sujet, aussi dérisoire soit-il, comme savoir qui pisse le plus loin. Ce comportement de comparaison, de mise à l’épreuve vis à vis du monde, mais aussi vis à vis des autres fait partie de la construction psychique de l’homme. Nous nous construisons naturellement dans cette comparaison compétitive. C’est “qui a la plus grosse moto”, “qui a fait le solo de guitare le plus époustouflant”, et évidemment, “qui a la plus grosse bitte”.. Dans le cadre de son travail aussi l’homme doit assurer, montrer qu’il est performant, qu’il est fort, qu’il domine la situation...


Ce mode de fonctionnement a ses revers, surtout lorsqu’à la puberté, ou dans la vie de jeune adulte, l’homme pense qu’il “doit assurer”. Le rencontres sexuelles prennent parfois la forme d’épreuves où l’homme se doit de montrer combien il est viril, combien il est performant.. Le “alors heureuse?” du macho, c’est aussi un moyen de se rassurer sur sa propre virilité. Dans ce contexte, les pannes d’érection ou les éjaculations précoces touchent l’homme au plus profond de son identité de mâle. Donc il cherche naturellement à être rassuré.. Avec ses copains, où le fait de se sentir avec d’autres hommes avec lesquels il y a un peu moins de compétition ou de mise à l’épreuve, lui donne l’impression de faire une pause, ou avec les femmes en essayant que le rapport sexuel ne se transforme pas en fiasco. L’homme, s’il n’est pas un pur macho, cherche néanmoins à contrôler la situation, en cherchant les bons “boutons” qui vont faire jouir la femme. Il cherche ainsi à être le meilleur, entre le sportif du sexe, qui voit le lit comme l’arène des olympiades sexuelles, et le technicien qui a appris dans un manuel toutes les caresses qui vont se faire pâmer la belle. Il va alors chercher dans le sexe un moyen de se valoriser et de combler ses difficultés identitaires.


On voit alors que se joue un jeu complexe entre l’homme et la femme: “je te valorise et te promet d’être fidèle si tu me sécurises” dit la femme et “je te protège et te promet d’être fidèle si tu me valorises” dit l’homme, les deux disant “ne m’abandonne pas”, voire “je ne suis rien sans toi, si tu me quittes je meurs”. On appelle cela la passion, mais le tantra considère cela comme une forme d’immaturité relationnelle qui conduit naturellement au malheur (les passions sont éphémères et pleines de souffrances), en vivant dans ce le bouddhisme appelle le samsara, c’est-à-dire le lieu de toutes nos petites actions qui où chacun cherche à gagner un peu de l’autre pour vivre, mais ces petits gains se transforment finalement en une vie de frustration et de souffrance.. C’est la tragédie de l’humanité depuis des millénaires.


En d’autres termes, le tantra nous demande de nous inscrire relationnellement dans le mouvement évolutif, de quitter notre système archaïque de mode de relation à l’autre. Et c’est cela qui est en fait le plus difficile dans le tantra et pourquoi seuls des personnes “avancées” sur le plan psychiques (c’est-à-dire qui ont suffisamment travaillées sur elles pour voir le mouvement de l’ego, des projections et des demandes envers l’autre) peuvent entrer dans de telles relations. Ce n’est pas une vision “élitiste”, qui tendrait à croire que seuls certains sont capables de cela, mais simplement de constater que si, naturellement, très peu ont les qualités psychiques et émotionnelles pour parvenir à une telle relation, il est possible de travailler sur soi (avec des stages, des thérapeutes, des animateurs de tantra) et que, si on est honnête avec soi-même (c’est peut être malheureusement ce qui manque le plus..), il est possible de se libérer (sans les renier et en s’appuyant dessus) de nos déterminismes bio-psycho-sociaux et d’entrer dans une relation vraie avec l’autre.

vendredi 18 janvier 2008

Pannes d'érection et éjaculation précoce (1ère partie)

Aucun traité sur la sexualité masculine ne peut éviter les deux fléaux que pratiquement tous les hommes vivent à un degré ou à un autre : les pannes d’érection, que l’on appelle souvent «impuissance» et l’éjaculation précoce. Etre traité d’impuissant ou d’éjaculateur précoce est certainement l’une des injures les pires qu’un homme puisse recevoir, bien pire qu’être traité de «con» ou de toute autre appellation du même genre. Cela signifie que ce qui traite à notre puissance sexuelle nous touche beaucoup plus que ce qui est lié à nos caractéristiques cognitives… Il y a certainement là nature à réflexion : celui qui se prétend être un animal doué de raison est finalement plus touché par la remise en question de ses capacités animales que parce qu’il estime le différencier de l’animal !

J’ai tendance à dire qu’il y a trois types d’hommes «sains» : 1) les inconscients ou simples d’esprit (le royaume des cieux est à eux), 2) ceux qui souffrent de pannes d’érection et 3) ceux qui souffrent d’éjaculation précoce... ;-) Cela ne laisse pas beaucoup de choix.. Effectivement, il y a aussi ceux qui ont un intérêt sexuel focalisé, et qui ne peuvent avoir du plaisir que d’une manière très particulière : fétichisme, sadisme, masochisme, zoophilie, pedophilie, etc.. mais là c’est plus de l’ordre de la thérapie… Je ne m'attarderai pas sur la question... (attention, le côté pathologique ne concerne pas les jeux fétichistes et sado-masos "ordinaires" qui ne font que renforcer les liens dans un couple et mettre un peu de piment dans la vie. Il n'y a pathologie que lorsque le plaisir est lié à une pratique qui ne permet pas rencontrer l'autre.. Pas quand on joue avec l'autre!!)
En gros, si on n’est pas un gros bourrin, on vit un jour ou l’autre l’une de ces affections. Cela ne signifie pas pour autant que l’on soit un «impuissant» ou un «éjaculateur précoce», mais simplement que l’on a vécu des moments difficiles sur l’un ou l’autre point (et parfois aussi les deux.. arghh…).

Lorsqu’on étudie un peu la question du point de vue physiologique, on constate que l’érection et la capacité de durer dans un coït sont liés à la capacité au système sympathique d’être inhibé et au système parasympathique d’être activé. Or le système sympathique est celui de la vigilance et du stress. C’est le système qui déclenche tout un ensemble d’hormones, dont la noradrénaline, et qui nous prépare à l’action. Sur le plan sexuel, il a deux activités : il inhibe l’érection, il concentre le sang dans les régions centrales du corps et il stimule l’éjaculation. En gros, lorsque le système sympathique est activé, il empêche de bander, ou bien si l’on a réussi à avoir une érection il nous fait éjaculer. Inversement, le système parasympathique est le système qui calme le corps, diminue la fréquence cardiaque, encourage la diffusion du sang à la périphérie du corps. C’est le système que l’on stimule dans la relaxation et qui donne cette impression de chaleur dans tout le corps. Il stimule aussi le désir sexuel et favorise l’érection tout en diminuant la stimulation de l’éjaculation.

On le voit, la panne d’érection et l’éjaculation précoce sont donc dues à une sur-stimulation du système sympathique par rapport au système parasympathique. Plus le premier est activé, plus on souffre de ces affections viriles. En revanche, plus on est détendu, c’est-à-dire plus le système parasympathique est activé, plus on peut bander et moins on éjacule.. Or le système sympathique, qui nous prépare à l’action est stimulé par les peurs, les anxiétés, les mises à l’épreuves, par tout ce que l’on considère comme étant quelque chose de difficile à faire. Inversement le système parasympathique est activé par la détente, les pensées agréables, les massages, etc..

Cela signifie une chose et une seule : les problèmes de virilité sont dues pratiquement uniquement à des problèmes d’anxiété et de stress. Ce qui est paradoxal, c’est que cette anxiété et ce stress sont justement liés au rapport sexuel, au fait qu’il est anticiper comme une épreuve… Même si l’on est dans une situation de désir, même si l’on est avec une femme qu’a priori on désir (par exemple on s’est imaginé avec elle et cela nous a fait bander comme un cerf), on peut se trouver dans une situation paradoxale ou notre tête a de l’envie, mais pas notre corps.. Dans ces cas là, c’est assez caractéristique, on ne sent plus réellement de désir : on vit la sexualité comme quelque chose que l’on doit faire… Cela peut arriver notamment la première fois avec une nouvelle partenaire. Cette femme on la désire, mais au moment fatidigue, psshuiiit, il n’y a rien qui se passe.. On ne sent plus ce frémissement qui excite et anime notre être : la peau de cette femme devient presque du carton, les caresses n’éveillent aucun désir. Pendant ce temps le mental trotte allégrement dans la tête en se disant « il faut que je bande, il faut que je bande ».. On cherche à stimuler cette érection par la pensée, parfois en pensant à une autre femme en espérant que cela déclenche un peu de désir.. Mais cela n’a qu’un effet, celui de nous éloigner encore un peu plus de cette femme, et donc de diminuer notre désir et notre érection. On cherche tous les trucs possibles qui nous permettrait de revenir à nous, de diminuer cette anxiété qui se trouve de plus en plus accrue par le fait que l’on ne bande pas tout en se disant « il faut assurer ! ». On entre dans un cercle vicieux : plus on a peur de ne pas bander, plus le système sympathique se déclenche et moins on bande, et donc plus on a peur, etc.. C’est la merde !!

Là je parle surtout de ceux qui souffrent de pannes d’érection. Pour l’éjaculation précoce, cela se passe un peu après. On a toujours peur de ne pas assurer, donc on se presse, on va à toute vitesse, on brûle les étapes. On essaye de pénétrer notre partenaire rapidement pour profiter de notre belle érection, mais là notre stress active le stimulus de l’éjaculation et psshuiiit, ça part tout seul.. Ici encore la peur est à la base de cette éjaculation rapide.. Evidemment, cette éjaculation trop rapide va nous rendre encore mal : on va se sentir minable, pas à la hauteur, on a peur du jugement de notre partenaire, et notre estime de soi en prend un coup.. Ce qui ne facilitera pas le prochain rapport, puisqu’il sera encore plus vécu comme un enjeu.

Inversement, il existe un cercle vertueux qui est celui de la détente, de la confiance en soi et qui passe avant tout par la relaxation, le fait d’être à l’aise et surtout le fait DE NE PAS SE METTRE D’ENJEU !! Bon, je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire.. Mais essayons d’expliquer un peu ce qui se passe..

D’abord, je ne sais pas si vous avez remarqué dans le récit que j’en ai fait, mais aussi bien dans l’éjaculation précoce que dans la panne d’érection, la femme n’existe pas. Elle est juste le support de nos phantasmes d’assurer (« il faut que j’assure pour plaire à cette femme et lui prouver que je suis un vrai mec »), mais quelque part elle n’est pas là pour nous… On est totalement dans notre mental à penser à tous nos problèmes mais pas en relation avec cette femme, avec son regard, son souffle, ses désirs, son corps qui réagit à nos caresses.. Ce n’est plus réellement un partage ou une rencontre faite de découverte et de sensualité, mais juste un film intérieur que l’on vit tout seul…

Or c’est cette coupure qui est la cause de nos maux, le fait qu’on parte en roue libre dans nos pensées négatives et qu’on ne sente plus de désir, ou une surstimulation. En gros on s’occupe trop de notre sexe et pas assez d’elle, on n’entre pas assez en relation avec elle. Plus jeune (vers les 20 ans), quand j’avais des pannes d’érection (note : et oui, je suis plutôt de la catégorie « panne d’érection » que de la catégorie « éjaculation précoce »,..) j’étais surpris de la gentillesse de mes partenaires qui ne m’ont jamais fait sentir que j’étais un minable, ou un moins que rien, ou pas un mec, évidemment mes peurs… Comme j’avais déjà mon côté scientifique, je cherchais les trucs qui marchait : j’avais constaté que la pression et l’anxiété, et donc la difficulté à bander, était plus forte si je faisais l’amour en pleine lumière et sur le lit. En revanche avec une petite lumière et dans les draps, c’était plus facile…

Je me souviens d’une fois où j’étais avec une super-nana (wow, rien que d’y repenser) et on s’est retrouvé dans ma chambre alors qu’on venait juste de se rencontrer quelques heures auparavant.. J’avais 21 ans et j’étais tout feu tout flamme, mais en même temps j’étais super anxieux, et je me disais « il faut que j’assure devant cette super fille ».. Et bien entendu, panne de matériel.. Et là, j’ai eu l’intuition géniale, je ne sais pas ce qui m’a pris.. Je lui ai simplement dit que j’avais des problèmes parfois.. On s’est mis dans les draps (et pas sur le lit comme au début) et on a parlé de nous.. Et tout d’un coup j’ai senti sa présence, sa peau, je n’étais plus centré sur moi et sur mes désirs de paraître le super-mec. Je l’ai regardée différemment, et elle aussi son regard a changé.. Je dirais maintenant que le « circuit du désir » s’est mis en place.. Je la désirais intensément.. D’un seul coup j’ai senti mon sexe gonfler et en quelques secondes il est devenu très dur… J’étais maintenant plein de désir envers elle, mes peurs avaient disparues. Très lentement, nous nous sommes embrassés, puis caressés, et … nous avons passé une nuit merveilleuse (désolé il n’y aura pas de détails croustillants ☺ ).

A l’époque je n’avais pas bien compris ce qui s’était passé, mais aujourd’hui je dirais que j’étais passé de la spirale infernale de l’anxiété, de la volonté d’« être à la hauteur », de la panne d’érection et du manque d’estime de moi, c’est-à-dire d’un mode de pensée totalement centré sur moi, à la spirale du désir, qui passe par la relation avec ma partenaire, du contact par le regard, des caresses sans intentions, d’une attention à son corps et à ses mouvements, c’est-à-dire de la rencontre profonde et vraie avec elle, ce qui donna lieu à une érection, à un plus grande confiance en moi, et donc à encore plus de contact avec elle.

Bon, je me mets à votre place.. Vous vous dites : «C’est bien beau ton histoire, mais moi concrètement je fais comment pour assurer la prochaine fois ?» C’est vrai que dans tous les articles et livres sur les problèmes de virilité, il est dit qu’il faut se détendre.. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire.. Alors dans un prochain article sur ce blog, je vous parlerai des « techniques » pour aider à entrer dans la spirale du désir et de la Vie (et ensuite ignorer l’aspect technique) et surtout pour sortir de la spirale infernale de l’anxiété et du repli sur soi.