vendredi 18 juillet 2008

Incompréhension homme-femme

En lisant sur le blog de Janebella (un blog que j’aime beaucoup car il a la particularité de parler vrai et direct) une description acide d’un homme marié maladroit qui veut avoir une relation avec elle, et qui a “tout faux” d’après elle, et en parcourant aussi certains des commentaires de ce blog, il est clair que l’incompréhension homme-femme a encore de beaux jours devant elle..

J’aurais envie de dire à Janebella, ainsi qu’à toutes les femmes, comprenez ce qui se passe dans la tête d’un homme. Effectivement nous désirons les femmes et souvent nous les objétisons. Et plus nous sommes dans notre énergie yang, de puissance mâle, virile, plus nous avons tendance à objétiser l’autre. Cela est dû à notre système cognitif qui est toujours centré sur l’objet et non sur la relation. Quand des hommes discutent entre eux, le plus souvent c’est pour parler d’un objet: voiture, ordinateur, gadget, bourse, etc.. quand des femmes discutent entre elles c’est pour parler de relations humaines, de ce qu’elles vivent. Bon c’est un peu schématique, mais c’est la tendance générale.

Dans le domaine sexuel, la relation n’est pas toujours un problème. Quand cette objétisation s’effectue au plus fort de la rencontre amoureuse, lorsque les corps se rencontrent avec énergie, quand la femme désire la puissance de l’homme au plus profond de sa grotte intime, la femme aime être objétisée, être prise, dominée, presque violée.. Surtout si elle peut le faire en confiance, si elle sait que l’homme n’ira pas trop loin, que le débordement d’énergie sera canalisé par la conscience, en gros si elle sent que l’homme a un peu d’affection, voire d’amour, pour elle.
Pour s’en convaincre, il suffit d’entendre les mots de la femme: “prend moi”, “je suis à toi”, etc.. et je passe les aspects orduriers...

Pour un homme ce n’est pas facile de comprendre que pendant la “parade amoureuse” la femme désire être respectée, honorée, qu’elle soit pratiquement placée sur un piédestal, qu’il lui donne l’impression d’être l’Unique, la femme déesse (qu’elle est d’ailleurs en partie, mais ça c’est une autre histoire). Puis que au lit, au fur et à mesure de son excitation, il doive exprimer de plus en plus la bête qui est en lui et qu’il se devait de savamment cacher pendant la phase de séduction. Après être devenu l’étalon au plus fort de l’acte sexuel, il lui est demandé de redevenir amoureux, présent, câlin envers la femme qu’il a sauvagement bousculé quelques instants auparavant.

La femme, elle trouve cela normal. Elle ne comprend pas que les hommes ne se comportent pas ainsi. C’est exactement ce que
dit un homme sur le blog de Janebella, qui résume un peu la position de pas d’homme aujourd’hui:
Ce n'est pas un manque de courage de la part des hommes de ne pas s'engager, mais de la lucidité. Nous savons plus que jamais à quoi nous en tenir à votre propos : double discours, double, triple, quadruple et +... d'attentes auxquelles nous devons répondre. Être viril sans l'être, gentil mais quand même, accepter la donne qui est la votre au non d'une égalité que vous êtes seules (pour le moment) à définir... Y'EN A MARRE !
Un peu d'auto-critique vous ferait le plus grand bien. Mais quand on a le sentiment de n'avoir rien à "retoucher " de soi... ( les femmes étant proches de la perfection - dithyrambe médiatique et auto-proclamations - ) on ne peut attendre qu'une chose : que les hommes s'élèvent.


En effet, les demandes des femmes sont, pour un homme pratiquement incompréhensible alors qu’elles semblent “évidentes” pour les femmes.. Le mec normal ne sait plus quoi faire. Soit il est l’homme “puissant au lit”, celui qui fait vibrer la femme par sa puissance lorsqu’elle est suffisamment excitée, mais au risque d’être caractérisé de “macho” du fait de son manque de relation avec elle avant et après l’amour (souvent aussi ce type d’homme n’est pas très habile dans les “préliminaires”, et il aime en venir directement à la pénétration), soit il est très attentif à elle, mais peine à faire rugir la bête lorsqu’il se retrouvera au lit. Au il sera le type de l’homme “prévenant”, très habile dans les préliminaires, toujours attentif à faire plaisir à sa compagne. Mais dans ce cas, elle aura parfois l’impression qu’il manque de puissance, qu’il n’est qu’un miroir de son désir à elle, et qu’elle ne sait pas où est le propre désir de cette homme. En gros, elle a l’impression de ne trouver personne en face d’elle. Et si la femme le fait sentir, l’homme aura bien évidemment tendance à se retirer, à rester chez lui pour ne pas se trouver en face d’une femme qui, s’il fait tout ce qu’elle désire l’envoie chier.. Elle a l’impression d’avoir un mec frileux et dégonflé, et l’homme se dit qu’on ne le reprendra plus à faire plaisir..

Donc, effectivement, les femmes veulent tout! Et plus une femme est puissante et affirmée dans sa féminité plus elle désire un homme qui est à la fois attentionné “quand il faut” et puissant “quand il faut”. Elles demandent la Lune...

Donc, nous les hommes on a tendance à les trouver chiantes, trop dans leur ressenti, manquant de logique et de rigueur dans ce domaine. Mais bon, il y a là quelque chose de tout à fait normal. Dites moi, les mecs, est ce que vous vous êtes demandé un jour ce que cela faisait d’accueillir dans son ventre un sexe en érection, pointu et désirant aller au plus profond de soi? Est ce que vous vous êtes demandé ce que c’est de faire l’amour avec une partie de soi que l’on ne connaît pas (car la plupart des femmes n’ont jamais vu l’intérieur de leur sexe), d’être une coupe, d’être en creux (alors que l’homme est en bosse)? c’est à dire de recevoir un autre être en soi? Mettez vous à la place de la femme: elle a besoin de savoir que son partenaire va la respecter, l’honorer, qu’il ne pas entrer en elle comme on entre dans un hall de gare, qu’elle ne va pas être juste le déversoir du surplus de testostérone du mec. C’est pourquoi elle a besoin d’attentions et qu’on lui montre qu’on tient à elle (et en particulier que l’on ne compte pas trop son argent lorsqu’on sort avec elle), qu’elle est vraiment quelqu’un et pas un objet. Si elle sait être en confiance, elle pourra s’ouvrir sans appréhension et “se donner” entièrement à la puissance virile de son amant.

Mais attention, comprenez une chose, les mecs, il ne s’agit pas d’appliquer une méthode avec les femmes. Ce n’est pas un programme informatique du type : 1) je lui dis qu’elle est belle et je lui fais des cadeaux, 2) je lui fais un cunnilingus, 3) je passe en revue le kama-sutra 4) je lui dis qu’elle est belle après l’amour, car cela ne marche pas du tout, mais alors pas du tout!!
(je peux vous dire, j’ai essayé pendant des années...). En gros, il ne s’agit surtout pas de tout faire pour lui faire plaisir...!!

Et c’est là que toute la difficulté commence. En amour, il ne s’agit pas d’être quelqu’un d’autre, mais au contraire d’être totalement nous-mêmes, des êtres de désirs, brûlant de posséder , mais en “retenant les chevaux par la bride”, c’est à dire en étant présent à elle, en la respectant et en l’honorant pour ce qu’elle nous offre, en étant conscience qu’elle nous offre la partie la plus intime d’elle-même lorsqu’elle fait l’amour, et que l’union sexuelle est profondément un acte sacré... Ecoutez cela, et si la femme n’a pas été trop maltraitée dans sa féminité, si elle n’a pas été trop abusée, si elle a confiance dans la femme qu’elle est, vous verrez qu’elle vous offrira encore plus que ce dont vous avez pu rêver. C’est elle qui nous emmène alors dans les contrées de l’amour ou le sexe n’est plus une conquête mais une rencontre intime avec l’altérité, et cela nous comble beaucoup plus qu’un coït furtif.
J’ai tendance à avoir une image pour ça: dans un premier temps, nous sommes le premier étage de la fusée. Elle a besoin de nous, de notre présence pour décoller. Elle a besoin de sentir que nous sommes centrés, bien dans notre bassin, et en même temps en relation avec elle, célébrant sa beauté et son rayonnement, comme si elle était l’unique (ce qu’elle est d’ailleurs si notre coeur s’ouvre à elle, et si nous sommes sensible à ce qu’elle dégage). Cette présence sert alors d’étincelle pour allumer les autres étages de la fusée, qui sont les siens.. Et là elle monte, et en montant, elle nous tire, elle nous emmène dans son espace où il n’y a plus d’homme ni de femme, mais deux âmes qui ne font plus qu’une.. Il n’y a rien à faire, juste à être nous mêmes, présent et en relation.
Et c’est juste là qu’on est un peu bourrin, nous les hommes. C’est que, tant qu’on ne l’a pas vécu, on ne sait pas que c’est possible, alors que la femme a l’intuition de cet état d’union, car elle le sent à l’intérieur de son ventre.

Qu’est ce que vous en pensez?

Jako

Note: j’ai laissé ce texte en commentaire de l’article sur l’homme marié maladroit sur le site de Janebella.

16 commentaires:

janebella a dit…

merci Jacques de ce long texte commentaire...pour ma part je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette interprétation de mon histoire : cet homme m'a méprisée réellement, il ne s'agit nullement d'un problème de dosage de préliminaires et de méconnaissance du langage des femmes.
Par ailleurs, je n'aime pas les préliminaires-prétexte dont ces hommes là s'encombrent. A tout prendre j'aurais préféré qu'il me culbute dans la voiture poubelle ! lol !
Je viens d'ailleurs d'en virer un qui m'abreuvait (me gavait, telle une abominable mère nouricière) de petits mots doux mais au fond - là encore - n'en avait rien à foutre de moi. Janebella

Jacques Ferber a dit…

En fait, ce n'est pas une réponse à l'homme marié maladroit qui était vraiment dans son trip et qui, visiblement, ne te voyait pas en tant que sujet. Il devait être dans un autre monde, fait de désir et de peur, avec certainement un certain nombre de petitesses... Mais je ne lui jetterais pas la pierre. Je sais comme on peut être bête et maladroit quand on a peur des conséquences de ses actes et que l'on est coupé de soi..
En ce qui concerne les préliminaires, je suis bien d'accord avec toi: c'est d'ailleurs ce que j'écris dans le "programme informatique" et ce que je vis dans le monde du tantra, dans le retour que font les femmes. Il me semble que cela peut aller très vite ou très lentement, cela n'a aucune importance.. Ce qui importe c'est l'énergie et la présence. Est ce que tu serais d'accord avec cette vision? D'ailleurs j'emploie le mot "préliminaire" avec un brin d'humour, car je n'y crois pas.. Les préliminaires, c'est déjà faire l'amour ou sinon ce n'est rien.. Car faire l'amour ne se réduit pas au coït, même si c'est si bon d'être emboîté l'un dans l'autre..

Liane a2 a dit…

Alors Jacques, suite à un premier com chez janebella, voilà comment je vois les choses...
Je suis déjà tout à fait d'accord sur le fait qu'il n'y a pas de préliminaires, car cela fait partie de "faire l'amour". Sinon, c'est plus ennuyeux qu'autre chose. En fait, ces 'préli' sont pour moi ce qui se passe dans les moments "profanes", des touchers qu'on ne se permet pas avec une personne avec qui l'on n'a pas d'intimité. Ce sont des touchers qui peuvent par contre décemment se faire quand il y a d'autres personnes présentes. Ce sont les touchers que font petit à petit les hommes qui nous courtisent, afin de nous décider.
Ensuite, tout à fait d'accord ! Je préfère des hommes brûlants de désir, pas du tout bloqués par le fait de se demander ce qu'il faut faire. Mais le secret réside dans "retenir les chevaux par la bride" ! C'est cette accumulation d'énergie qui me met en flamme, comme le premier étage de la fusée, avec sa puissance nécessaire au décollage.
En fait, tout est déjà raté si on m'emmène trop vite au lit, car là, il va falloir des préliminaires, et je vais entrer dans la phase pénible où je vais devoir "penser", penser qu'il FAUT que j'aie envie ! Puisqu'IL a envie et me sollicite.
Messieurs, imaginez que vous soyez à un moment où vous ne bandez pas, et qu'on vous demande instamment de le faire le plus vite possible, au lieu que ça vienne tout seul ! Alors ne nous demandez pas cet effort...
Voilà, communiquez-nous votre énergie tout en la maitrisant, afin de mieux nous l'offrir, amassez et laisser déborder, au lieu de vider l'énergie au fur et à mesure qu'elle remonte un niveau bien trop affaibli.
Remplissez aussi notre énergie, remplissez encore, au lieu de vouloir nous la soutirer le plus vite possible. Et ensuite, laissez-vous emporter par notre débordement. Parce que nous allons bien plus haut et qu'on ne vous laissera pas redescendre aussi vite que ça !
Réunissons l'homme puissant et l'homme attentionné. Remplaçons aussi le contrôle, qui éteint, par la maitrise, qui allume. N'éteignez pas votre flamme en voulant vous contrôler, mais maitrisez une énergie qui va nous gagner comme un vase communiquant.

Bruno a dit…

Chouette sujet, merci pour le correcteur orthographique dans l'éditeur de commentaires et merci pour votre livre 'L'amant tantrique' , il m'a beaucoup plu, m'a appris pas mal de choses et m'a mis en confiance par rapport à certains aspect de ma sexualité.

Si j'avais à débattre avec vous sur un point particulier, j'insisterais sur le fait que le plus important est effectivement d'être très attentif à son ressenti dans tout rapport et de veiller en premier lieu à être bien dans son corps et ses énergies pour pouvoir en faire profiter l'autre.
Je pense souvent à une phrase qu'un ami m'a apprit à ce sujet : "Une charité bien ordonnée commence toujours par soi-même."

:)

Jacques Ferber a dit…

Si on lit bien les deux commentaires de Liane et de Bruno, il y a la place à l'union. Comme le dit bien Bruno, être bien dans son corps est un préalable. Sinon, on ne peut pas "donner", on ne peut que "prendre". Vu de loin, cela parait peut être semblable, mais énergétiquement, c'est à dire dans ce qui se passe effectivement entre les deux partenaires, c'est très différent. Ce qui est parfois étonnant à première vue, mais je suis sûr que c'est évident pour Janebella et Liane, c'est que l'homme quand il cherche à fait "tout ce que veut sa partenaire", et donc à la suivre, ne donne en fait rien, alors qu'il croit être aux petits soins. En fait, il a seulement peur d'affronter ses propres pulsions (peur que je comprend bien pour les avoir bien connues), et il se met alors "à la remorque" de la femme, ce qui est insupportable pour le féminin de la femme. Cela la place dans un rôle initialement yang, alors qu'elle aspire naturellement à trouver du yang en face d'elle, pour aller dans son féminin, dans son yin. De fait, c'est le fait que l'homme aille dans son yang, en accumulant cette énergie de désir, sans la satisfaire immédiatement, pour augmenter la pression intérieure, qui sera le déclencheur de l'union merveilleuse. Dans ce cas, la femme un peu à l'aise en elle (et notamment les femmes ayant pratiqué le tantra), va immédiatement basculer dans l'autre polarité, en se mettant en état d'accueil. Pour moi, c'est toujours impressionnant de voir comment la femme ressent immédiatement les énergies de l'homme et se met automatiquement à son diapason s'il est présent à lui et à elle. Et à ce moment là, la danse démarre, et mec, accroche ta ceinture, car une femme qui démarre vraiment en confiance, en relation avec son partenaire, je te dis pas!! wow...
En fait c'est simple, si simple, si évident une fois qu'on a perçu ça...
Donc Bruno, oui, tu as tout à fait raison, il s'agit d'être bien dans corps, dans son énergie, et d'accueillir dans son coeur la femme, pour qu'elle nous accueille dans son sexe...

Liane a dit…

Hé jacques,je viens de reposter chez Jannebella que je voulais qu'on me donne et non qu'on me prenne !
(au fait, j'ai repris mon com pour faire un new text dans mon blog, commentaires bienvenus!)
Par contre, je trouve que l'opposé de donner est imposer, et que l'opposé de prendre, ou être pris, c'est recevoir et accueillir. Quand l'homme impose et prend, il est Yang, mais pas dans son meilleur aspect. S'il donne, la femme peut recevoir et donner. Le sexe est la polarité réceptive de la femme, qui donne par le coeur, si l'homme accepte de recevoir à ce niveau, pour que la boucle d'énergie avec son sexe (qui donne l'énergie) soit bouclée, et que la circulation continue et s'intensifie.
C'est ce que tu dis à la fin de ton commentaire.
C'est très bie naussi de dire et redire les mêmes choses avec des mots différents.
En effet, un homme qui cherche ce qu'il doit faire n'est plus assez yang pour nous faire passer en réception !

Un autre point importantissime, c'est le désir et son accumulation (je parle dans mon dernier texte de fermer le robinet de sortie et d'attendre le débordement !).
C'est un point qui m'est évident, mais qui a l'air de faire souffir les hommes, qui ont du mal à avoir très envie et à continuer de faire monter l'envie !
Et que oui, c'est en fait si simple, si simple !

Demain j'ai une journée tantra, je suis heureuse !

Jako a dit…

Hello Liane, j'ai pas vu ton new text dans ton blog.. Bon faut que je fasse un lien du mien vers le tien...
Sinon, je suis vraiment d'accord avec toi que l'accumulation d'énergie de désir est la clé de l'ouverture à des unions vraiment fortes.. Je vais redire un peu ce que tu as dis avec mes mots.
Je crois que c'est assez normal que les hommes n'aient pas envie de cela, car l'énergie yang veut toujours avoir tout, tout de suite.. Mais le yang, même pour un homme ce n'est pas l'intégralité de son être. Et il faut aussi qu'il laisse un peu de place à son yin. Et le yin, est évidemment plus lent, mais aussi plus complet. Les organes yang de l'homme sont son pénis, ses yeux, ses mains. Et tout cela veut prendre, dévorer et pénétrer tout de suite dès que le désir est là. Mais si l'homme fait ça ses orgasmes sont très pauvres en fait (et en outre il risque beaucoup plus l'éjaculation précoce). Il faut donc qu'il frustre un peu son yang pour que son yin vienne se relier à son désir. Du point de vue corporel c'est tout le reste du corps, l'entre cuisse, les seins, le visage, etc.. C'est la partie "délicieuse" de la sexualité masculine.. Mais cette partie là a besoin de temps et l'homme est pressé, parce qu'il a peur de ne plus bander, ou bien de ne pas satisfaire la femme, etc.. Dans tous les cas, cela l'empêche de se relaxer dans son désir. Et c'est là que se trouve la clé. C'est Sudheer qui met l'accent sur la relaxation dans le désir pour un homme.
Perso, je sens que les jours où je suis plus yang, j'ai plus de mal à retenir les chevaux, mais c'est aussi les jours où, si je le fais, le plaisir est beaucoup plus fort, et l'union avec ma partenaire beaucoup plus intense, ce qui va avec ce que tu dis sur l'importance de l'accumulation de l'énergie. Effectivement, dans ce cas là, je sens qu'elle se "pose" sur mon désir, sans être bousculée, et ensuite elle me rejoint dans la danse où nous nous devenons mutuellement initiateur/initiatrice de l'autre, en laissant l'énergie circuler entre nous sans intention particulière, en laissant juste venir ce qui vient. Et à chaque fois c'est un voyage différent.. Fascinant, surtout après une vingtaine d'années de vie commune.. Merci le tantra....

Et bon tantra pour toi Liane..

Jako

Liane a dit…

Hello, merci Jako pour cet échange de liens. Le texte correspondant à mon com est Le paradoxe de l'homme viril ou attentif... ( http://liane-a2.over-blog.com/article-21343840.html )
Je trouve super de parler des mêmes sujets avec une vue masculine ou féminine.
Oui, c'est le côté pressé de l'homme qui nous met dans une situation correspondant à la panne chez l'homme ! Voir ton texte suivant donc...

Là, comme tu dis, c'est "sans être bousculée" qui est important.
J'ai du mal à comprendre ce que tu veux dire là : "je sens qu'elle se "pose" sur mon désir", disons que je ne suis pas sûre de comprendre comme il faut.

Par contre je comprends très bien "elle me rejoint dans la danse où nous nous devenons mutuellement initiateur/initiatrice de l'autre", parce que j'ai eu la chance de vivre ceci la toute première fois que j'ai eu un "petit copain". Il n'y croyait pas donc n'attendait rien ! Donc j'ai été initiatrice.

Je ne serais pas qui je suis maintenant sans avoir eu ce souvenir pour m'accrocher à me dire que j'avais raison dans mes ressentis...

janebella a dit…

jacques je ferme mon blog. Je suis très triste et je voulais te le dire. Voilà.

Dominique D. a dit…

Merci pour ce post très bien écrit. De fait, il articule bien les apparentes "contradictions" féminines ;-) et me donne plus confiance dans l'idée que, en tant qu'homme, il faut savoir ce que l'on veut et ne pas hésiter à l'affirmer (dans le sens où il faut se trouver et se connaitre pour trouver et connaitre l'autre), plutôt que d'être "passif", exécutant idiotement ce que l'autre demande.

J'ai beaucoup aimé aussi la belle vision du couple de ce post. Cette image de la fusée à plusieurs étages est une belle image auquelle j'ai envie d'adhérer d'autant plus qu'elle me fait envie. La trouvant belle et en ayant envie, cela me fait penser au fait que certains disent la beauté est la lumière de la vérité. Cela peut paraitre une autojustification de mon adhésion à cette image, mais j'aime bien.

Cette idée de l'homme qui doit trouver le chemin de sa puissance tout en "retenant les chevaux par la bride", cela m'a fait penser à un film récent : Twilight, un film de vampires qui vient de sortir. Tout a commencé par un rève de l'auteure :
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Tout a commencé par un rêve, une nuit de juin 2003. Stephenie Meyer, mormone de l'Arizona, rêve qu'une très jeune femme parle, dans une clairière ensoleillée, à un homme magnifique dont le corps semble irradier une étonnante lumière. Ils sont passionnément amoureux, mais le jeune homme, hélas, est un vampire frissonnant d'émoi à l'odeur de sa frêle compagne mais qui doit pourtant résister au désir de la tuer. Impossible pour Stephenie Meyer de ne pas coucher ce rêve sur le papier.
""
Cf.
"Twilight" sur les traces d'Harry Potter,
"Twilight - Chapitre 1 : Fascination" : un vampire bien sous tous rapports,
Stephenie Meyer,
la romancière des ados


Cette histoire de vampire me semble comme un écho très fidèle de ce que vous décrivez. Une fois que l'on a lu votre post (issu, d'après ce que j'ai compris, de la perspective du tantra), cela saute aux yeux très clairement. De fait, le rève de l'auteure est on-ne-peut-plus symbolique. Les livres qui ont été écrits, et le film qui en a été tiré, sont pour moi comme des lettres volées d'Edgar Poe. Le fait de voir les choses comme ca me crée comme une étrange perspective.

Est-ce que vous retrouvez aussi votre post dans cette histoire de vampire ?

Jako a dit…

Merci de votre commentaire... Visiblement il va falloir que je lise ce livre.. :-) Ma fille (12ans) a été voir le film Twilight ce matin, après avoir dévoré ce livre (avec des canines bien évidemment)... Et elle en parle beaucoup à la maison. C'est vraiment un livre pour jeunes filles et cela met en jeu de manière symbolique à la fois l'attirance et la peur de l'homme vue à la fois comme beau et dangereux... Si cela touche autant de filles c'est que cette histoire touche un contenu profond, archétypal pourrait on dire..

En ce qui concerne la position masculine, c'est effectivement très important pour un homme d'entrer réellement dans son masculin, et de ne pas nécessairement satisfaire toutes les demandes de l'autre, tout en étant ouvert à ces demandes. Il y a un très bon article sur le magazine EnlightenNext qui s'appelle "mais qu'est il arrivé aux Vikings?" (en anglais): What Ever Happened to the Vikings?
A lire absolument pour voir comment la société Danoise qui en passant au Vert de la Spirale Dynamique passe d'une domination masculine à une domination féminine... alors que l'enjeu réside bien entendu dans l'union harmonieuse des deux aspects.. Je crois que je vais en parler dans un prochain post, tellement cela me semble important..

En ce qui concerne les "contradictions" féminines, elles n'existent que dans l'esprit des hommes, car les femmes trouvent que ce que nous appelons "contradiction" correspond en fait à quelque chose de tout à fait évident.. Mettons nous un moment à leur place (mais avec des mots d'homme, pourquoi pas.;-) ). Imaginons que l'on soit une femme. On doit recevoir un homme en nous.. On cherche à ce qu'il soit puissant (c'est la pulsion d'espèce qui cherche la puissance, comme nous les hommes nous sommes attirés par la beauté et le côté sexy), mais en même temps il faut qu'il reste avec nous (car quand on porte des bébés pendant neuf mois, on ne va pas changer de mecs comme de chemise). Donc on désire qu'il soit aussi totalement attirés par nous, que l'on soit l'unique pour lui. Et donc qu'il ne soit pas trop violent, qu'il soit prévenant (qu'il s'occupe de nous) etc.. Si l'on se met à la place de la femme, il n'y a aucune contradictions en fait.. C'est seulement que nous on voit les choses autrement car nos désirs et donc nos besoins d'espèces sont différents.. Il s'agit donc dans tous les cas de bien aller dans sa polarité (masculine pour les hommes, féminine pour les femmes) tout en s'ouvrant à la polarité complémentaire (ouverture du coeur pour l'homme, confiance en soi pour la femme.. Je schématise bien entendu). Ce n'est que de cette manière que l'on peut réellement s'unir dans la complémentarité authentique..

Merci encore pour vos appréciations..

Anonyme a dit…

C génial ! xD !!
Texte tres interessant !
C vrai que les femmes et les hommes.. c pas gagné encore xD !
bonne continuation
www.dieselmillenium.skyrock.com

Dominique D. a dit…

En fait, je vois bien qu'il n'y a pas de contradictions (c'est pourquoi j'ai parlé de contradictions "apparentes") ou plutôt, j'ai encore moins vu ces contradictions après avoir lu votre post...

Au fond, cela me rappelle le témoignage d'un homme qui écrivait que "les femmes sont compliquées car elles voulent tout, c'est à dire, tout et son contraire, exactement... comme nous les hommes". Il y a du vrai là-dedans, quand, homme ou femme, on se cherche de manière un peu brouillonne.
Je crois que la contradiction n'existe pas par essence, elle est créée quand il y a une espèce de contraction, de noeud qui se forme, ici, vouloir tout en même temps, et l'explication est pour moi de l'ordre de dépliure, de l'ordre de défaire la pelote de laine, et de là, de l'art de rédiger un post ;-)

Bon, c'est bien beau ma "théorie", mais, pour être franc, je trouve quand même plus pratique de parler de "contradiction" dans la vie de tous les jours, cela permet de couper rapidement le noeud gordien et de passer à autre chose.

Pour Twilight, il y a plusieurs couches. Il y a le gentil (garcon) et le mauvais (garcon), la rencontre et la découverte amoureuse, les premiers émois amoureux... Là où je voulais mettre l'accent par rapport au tantra, c'est qu'il me semble y avoir aussi une mise sous tension sexuelle (particulièrement forte !?), entre les pulsions du (gentil) vampire et son amour, mise sous tension vraisemblablement plus forte que celle que l'on pourrait imaginer entre 2 humains "normaux". C'est là où il me semble que se pointe l'archétype sous-jacent à ce livre. En poussant la métaphore chinoise (commencée avec le yin et le yang), il m'est venu aussi l'idée que, selon cette même culture chinoise, tout ce qui est en haut est aussi en bas : de fait, j'ai tendance à m'amuser du fait que les vampires ont historiquement tendance à mordre dans le cou...

Merci pour l'article "mais qu'est-il arrivé aux Vikings?" ("What Ever Happened to the Vikings?").
Sa lecture m'a bcq intéressé.
J'y ai retrouvé comme des effluves de ce que je peux parfois ressentir ou observer.

Je me suis demandé ce qu'en aurait pensé Dolto, elle qui disait qu'un couple devait vivre pour lui-même, que le bébé devait sentir que la vie ne tournait pas autour de lui et que ses parents avaient leur propre vie. Ils se préparent une génération de neurasthéniques !? Plusieurs livres, en France, que je n'ai pas lu, comme Big Mother, semblent pointer du doigt le fait que ce problème (ou une de ses variantes) pointe le bout de son nez, que l'on commence aussi à fleurter (entrer ?) avec cet espace...

Ceci étant, il se forme maintenant des groupes d'hommes qui invitent, par ex, à vivre une aventure initiatique masculine au sens traditionnel (la quête du héros), mais adaptée à notre société actuelle. C'est sans doute ce qu'il faudrait aux danois pour ajuster leur cadre.

Jako a dit…

Merci encore pour tes remarques très pertinentes.. Dans ton raisonnement tu as tout à fait raison: il y a un niveau qu'on pourrait appeler "absolu" (mais qui n'est quand même pas le niveau absolu du Bouddhisme) dans lequel il n'y a pas de contradiction, et un niveau "relatif", où il y a des contradictions que l'on vit au quotidien...

Sinon, je ne sais pas si tu as vu, mais je te cite dans le texte sur l'extase divine au féminin ;-)

Dominique D. a dit…

Cela n'est pas tellement l'axe absolu/relatif que je visais/qui me parle ici. Ce que je voulais dire relève plutôt des différences de points de vue : certains voient de la contradiction (et se font des noeuds) et certains n'en voient pas (et à ce titre, ce post Incompréhension homme-femme témoigne bien que l'on peut ne pas en voir).

Oui, j'avais bien retrouvé, avec plaisir, ces citations dans le texte sur l'extase divine au féminin ; pour être honnête, cela a bien plu aussi à mon égo ;-) que je garde à l'oeil...
Outre ces citations, ce post m'a aussi bien plu

Anonyme a dit…

j'adore le passage sur la fusée !